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Aussi loin que je me souvienne...

Depuis aussi loin que je me souvienne, j’aime les histoires.

 

Ce goût m’a conduit vers l’Histoire, grâce aux manuels de l’école primaire des années 60 qui nous entraînaient dans ces tentatives de reconstitution de la vie quotidienne des Gaulois et autres Vikings.

 

Les illustrations étaient sommaires et l’auteur concédait quelques incursions dans les biographies stéréotypées de ces héros qui ont fait la France : Vercingétorix, ce noble perdant, Jeanne d’Arc, cette fille du peuple qui remet son roi sur le trône ou bien ce jeune révolutionnaire de 15 ans qui sera assassiné par ces Vendéens obtus pour avoir clamé avec défi : « vive la République, à bas le Roi ».   

 

Vers l’âge de 14 ans, j’ai accompagné les premiers pas de ma mère dans la généalogie, à travers les registres paroissiaux de la petite mairie du village natal de bon nombre de ses ancêtres.

 

Je crois que j’aimais à la fois l’enquête poursuivie et le déchiffrage de ces actes d’état civil, me prenant sans doute un peu pour Champollion qui a trouvé les clés pour décrypter un monde lointain d’histoires quotidiennes.

 

Si loin et si proche, à l’instar de ce que nous racontent les graffitis de Pompéi.

 

Les actes notariés ont permis ensuite d’entrevoir un peu plus les personnes cachées derrière ces lignées et ces dates et m’ont amené à chasser les singularités au-delà des formules très classiques que l’on y trouve. Cette quête permet parfois de glaner quelques pépites comme cette lettre de Paris d’un orfèvre à sa femme aux fins de l’autoriser à prendre un bail et dans laquelle il se répand sur ses déboires judiciaires.

 

A partir de ces éléments épars, je trouve passionnant d’échafauder et d’ajuster des hypothèses à partir des éléments rassemblés et confrontés avec la grande histoire, dans un constant va-et-vient.

 

Dans ce travail, certains détails initialement négligés prennent un sens particulier tandis que d’autres n’ont pas le relief qu’ils promettaient au départ.

 

Ces très modestes assemblages permettent de donner un peu de chair à ces noms et d’esquisser certaines histoires singulières. C’est ce que je me propose de faire très modestement dans ce blog, tenter d’éclairer des fragments de vie de mes ancêtres, à la lumière de la grande histoire.

 

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5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 21:51

 

 
provinces unies-copie-1

  Carte des Provinces unies au XVII ème siècle

 

Les Provinces Unies[1] (aujourd’hui les Pays Bas) naissent à la fin du 16ème

siècle à l’issue d’une guerre de sécession d’avec le royaume d’Espagne.

 

Deux raisons essentielles conduisirent ces sept provinces[2] à vouloir sortir des Pays-Bas espagnols (soit l’équivalent de la Belgique et des Pays Bas actuels) : une mainmise de plus en plus lourde des Habsbourg sur les Pays Bas espagnols et une persécution à l’encontre des protestants calvinistes qui étaient nombreux dans les provinces septentrionales.

 

A cet égard, il faut souligner que les églises française et néerlandaise étaient marquées par une confession de foi commune et une organisation ecclésiastique similaire.

 

Des conditions propices sur les plans religieux, économique et intellectuel

 

Etant donné l’existence d’une religion commune, c’est assez naturellement que les Provinces unies devinrent dès l’indépendance acquise de fait[3] en 1579, une terre de refuge pour les protestants voisins venus des provinces méridionales des Pays Bas espagnols (Hainaut, Brabant, Artois et Flandre) et du nord du royaume de France.  

 

Ces réfugiés des premiers refuges s’organisèrent au sein d’une église qui prit le nom d’Eglise wallonne[4] et qui comptait 26 églises à la fin du 17ème siècle.

 

Lors du second refuge, les communautés francophones déjà émigrées intégrèrent donc facilement en leur sein ces nouveaux venus. Trente cinq nouvelles églises se créèrent pour absorber ce flux énorme que l’on chiffre entre 50 000 et 70 000 personnes.

 

De nombreux Néerlandais de l’élite sociale rejoignirent même les communautés francophones, pris d’une fascination pour la culture française qui agaçait certains de leurs compatriotes.

 

Au motif religieux s’ajoute l’intérêt économique.

 

 Dès leur avènement, les Provinces unies connurent un dynamisme et une prospérité  économique, en témoigne la fondation en 1602  de la compagnie néerlandaise des Indes orientales (Vereenigde Oost-Indische Compagnie ou VOC) qui s’imposa comme une des premières entreprises capitalistes du monde moderne. Par ailleurs en 1609, la première banque de dépôt fut créée à Amsterdam, faisant de cette ville la place financière de l’Europe avant d’être détrônée par Londres.

 

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Navire de la V.O.C.

 

A la fin du 17ème siècle, cette prospérité connaissait un certain déclin et les autorités municipales et provinciales des sept provinces, au sein desquelles la bourgeoisie industrieuse était bien représentée, virent tout l’intérêt qu’il pouvait y avoir à accueillir les protestants français, leur savoir-faire artisanal et leurs capitaux par le biais de législations favorables.

 

Si la compassion et l’altruisme à l’égard de leurs coreligionnaires français a joué un rôle premier, l’intérêt économique n’était donc pas absent.

 

Pour les protestants français, cette terre d’exil que Pierre Bayle appellera « la grande arche des fugitifs » constituait aussi un îlot de liberté et de tolérance au sein de l’Europe.

 

Descartes déclare à cet égard, qu’il n’existe aucun pays « où l’on puisse jouir d’une liberté si entière, où l’on puisse dormir avec moins d’inquiétude » et où il y ait moins de dangers à craindre[5].

 

Cette liberté d’opinion constitua le terreau d’un apport intellectuel déterminant de la part des hommes de lettres réfugiés.

 

Ainsi en 1700, Amsterdam comptait pas moins de 80 libraires huguenots. L’activité journalistique via les gazettes profite de l’émigration tandis que des intellectuels et des pasteurs[6] de renom, obtinrent des postes d’enseignement dans des écoles et universités.

 

Les Provinces Unies devinrent aussi un centre de diffusion d’ouvrages passés clandestinement en France à l’attention des protestants demeurés au royaume, ouvrages qui traitaient de la politique anti-protestante du roi de France, attisant les opinions publiques protestantes et leurs princes contre Louis XIV.

 

En particulier, à travers les « Lettres pastorales » (il en publiera pas moins de 69 à partir de 1686), Pierre Jurieu théorise que la politique absolutiste de Louis XIV légitime la contestation car le contrat est rompu entre le peuple et son souverain, entamant une longue et violente polémique avec Pierre Bayle qui, tout en condamnant la répression et en prenant le parti de la tolérance à l’égard de toutes les religions (y compris de l’athéisme), considère quant à lui qu’un tel appel est contraire à la loyauté due par des sujets l’égard de leur souverain et dangereux.

 

C’est aussi le lieu de la publication de L’histoire de l’Edit de Nantes et de sa révocation d’Elie Benoist qui contribue à faire entrer l’événement de la révocation dans l’histoire immédiate.

 

[1] A lire, le Tome II de l’Histoire des réfugiés protestants de France de la révocation jusqu'à nos jours de Charles Weiss publié en 1853 qui commence par le refuge aux Pays Bas.

[2] (Hollande, Zélande, Utrecht, Frise, Groningue, Gueldre et Overijssel)

[3] Elle sera définitivement reconnue par l’Espagne par le traité de Münster (1648).

[4] Au cours du 16ème siècle et avant la création des Provinces unies, cette église wallonne rassemblait des protestants des Pays Bas espagnols et du nord de la France qui avaient en partage une culture commune, par opposition aux protestants du reste du royaume de France. L’Eglise Wallonne devint  spécifiquement francophone et le culte aujourd’hui des églises wallonnes de Pays Bas actuels (Waalse Kerk) est effectué en français.

[5] Citation reprise de l’article « Le refuge dans les Provinces Unies » de Han Bots (dans « la Diaspora des Huguenots » de Eckart Birnstiel) dont cet article s’inspire largement.

[6] 40 % des pasteurs français choisirent de s’installer dans les Provinces Unies

 

 

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 Le changeur et sa femme (Quentin Metsys)

 

Un élan de solidarité à l’égard des émigrés du second refuge

 

Les premiers mouvements de migration s’opérèrent dès les dragonnades en Poitou.

 

Le 24 septembre 1681 et à l’instar de certains princes protestants d’Europe, le bourgmestre d’Amsterdam annonça que le droit de bourgeoisie et de maîtrise serait accordé à tout réfugié protestant et que des aides financières  seraient apportées pour leur subsistance.

 

Sur un fond de réprobation marquée de l’opinion publique à l’égard de la politique française, des élans de générosité se manifestèrent en faveur des émigrés[1] sous forme financière et par des mesures facilitant l’installation. 

 

Une émulation s’instaura ainsi, les villes des Provinces Unies rivalisèrent en matière d’avantages accordés aux réfugiés tandis que des mesures particulières associant autorités ecclésiastiques et civiles furent prises pour organiser le financement de l’accueil.

 

Le Synode wallon de septembre 1681 insista auprès des Etats généraux afin que soit organisée une collecte générale et proposa aux églises locales qu’elles demandent la mise en place de telles collectes auprès des autorités municipales.

 

Pendant les premières années, les sommes recueillies sont impressionnantes : 10 000 florins à Amsterdam à l’occasion d’une journée de jeûne et de prières en 1683 et 15 000 florins à Leyde en 1685 par exemple. Par la suite, les loteries organisées prirent le relais de la charité publique. 

 

Ces ressources étaient complétées par des fonds municipaux (la ville d’Amsterdam versant pas moins de 55000 florins annuels de 1688 à 1703 au diaconat de l’église wallonne) et par la contribution d’entreprises commerciales comme la compagnie des Indes.

 

[1]  Alors qu’ils avaient été longtemps rétifs à toute politique anti-française, les négociants d’Amsterdam furent sensibilisés par la révocation et l’impact produit par celle-ci sur l’opinion publique. Ils basculèrent en faveur du ralliement à la ligue d’Augsbourg prôné par Guillaume d’Orange et de l’invasion de l’Angleterre pour déposer Jacques II, ce roi catholique et favorable au roi de France qui apparaissait donc comme une menace potentielle.

 

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  Les régents de l'hôpital sainte Elisabeth de Haarlem (Frans Hals - 1641)

 

Lieux d’installation

 

Les émigrants arrivaient soit par la voie maritime en provenance de la Normandie, le Poitou, l’Aunis la Saintonge et la Guyenne, soit par la voie terrestre en remontant le Rhin à partir de la Suisse.

 

Selon Charles Weiss, Lorsqu’ils venaient par bateau, ils s’installaient de préférence dans les provinces maritimes de Hollande, Zélande, Frise et à Groninguen. L’arrivée par la voie terrestre les orientait plutôt vers les provinces de Gueldre (Arnheim, Nimègue, Zutphen) ou d’Overijssel (Deventer).

 

Ce sont surtout les grandes villes qui reçurent l’essentiel des réfugiés, à savoir Amsterdam (quartiers de Jordaan et Nordsch bosch), Rotterdam et La Haye.

 

D’autres villes de la province de Hollande constituèrent des destinations privilégiées.

 

Ainsi, Leyde et Haarlem accueillirent quant à elles des réfugiés spécialisés dans le textile, les deux villes renforçant une industrie textile préexistante par l’apport de techniques nouvelles.

 

Dans la même province, le nombre de pasteurs rétribués permet d’avoir une idée des lieux d’implantation. Ainsi en 1686, les Etats de Hollande rémunéraient 16 pasteurs à Amsterdam, 7 à Dordrecht, 7 à Haarlem, 6 à Delft, 8 à Leyde et 5 à Gouda.

 

En Zélande, les réfugiés s’installèrent essentiellement dans les villes de Middelburg, Vlissingen, Tholen et Goes.

 

La Frise, plus rurale, attira moins de réfugiés et la province de Groningen accueillit surtout des réfugiés dans la ville éponyme.

 

Reconstituant en quelque sorte la société qu’ils avaient quitté, les réfugiés originaires de certaines régions où de villes s’installèrent ensemble dans des localités bien précises. Ainsi par exemple, les protestants de Sedan se réfugièrent à Maastricht.

 

D’autres territoires d’accueil se révèlent au gré des circonstances.

 

Ainsi, lors de l’annexion de la principauté d'Orange par Louis XIV, les protestants furent accueillis dans les terres du prince d’Orange (Bois le Duc et Breda).

 

Au moment du second ravage du Palatinat par les troupes du roi de France en 1689, les protestants français repartirent à nouveau pour d’autres Etats allemands ou bien en direction des provinces orientales des Provinces unies.

 

 Profil professionnel des réfugiés

 

Si le refuge a constitué aussi une opportunité économique pour les provinces d’accueil avec l’apport de populations formées dotées de capitaux, le bilan économique est aujourd’hui mitigé, aussi bien dans les Provinces unies que dans d’autres territoires[1].

 

Ainsi, les quelques exceptions de négociants protestants fuyant le royaume avec des milliers d’écus et la contribution très conséquente des réfugiés à l’expédition de Guillaume d’Orange en Angleterre (500 000 écus sur 4 millions selon l’ambassadeur de France de l’époque) ne doivent pas masquer que la grande majorité des réfugiés avaient peu ou pas de capitaux et de faibles qualifications[2].

 

La masse des immigrants était pauvre et souvent sans formation professionnelle, comme en témoignent notamment les besoins financiers sans cesse croissants au profit de l’assistance.

 

Des recherches menées dans quelques villes néerlandaises (Bois le Duc et Leyde) montrent que seuls 15 à 20% des réfugiés possédaient un métier bien spécifique.

 

Cette difficulté à s’insérer dans la société d’accueil se manifeste aussi peut-être par une mobilité relativement importante, 20% des réfugiés à Amsterdam ayant quitté la ville pour s’installer ailleurs et notamment dans d’autres pays.

 

Certains s’embarquèrent pour Londres ou s’installèrent en Allemagne tandis que d’autres rejoignirent l’Afrique du Sud (voir les listes des passagers huguenots pour cette destination).

 

Progressivement les avantages attribués par certaines villes s’amenuisèrent voire disparurent. Face à des communautés parfois isolées et fermées, des conflits naquirent parfois entre les autochtones et les réfugiés mais l'intégration fonctionna malgré tout.

 


[1] à l’exception notable des principautés allemandes et notamment de l’apport économique de l’émigration installée dans le Brandebourg. Aujourd’hui les historiens considèrent en effet que le déclin économique de la France et le décollage des pays du refuge relève en partie d’un mythe, illustrant surtout l’inanité de la décision de révoquer l’Edit de Nantes.

 

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Portrait de Cornelia Voogt (Frans Hals)

 

L’exil singulier de Marie Liège

 

L’exil d’une personne comme Marie Liège à Amsterdam ne constitue pas une exception parmi une masse de réfugiés souvent impécunieux et sans qualification, si ce n’est toutefois une histoire singulière que l’on décèle à travers les actes.

 

Issue d’une vieille famille protestante, fille et femme de procureurs au Présidial de Poitiers, Marie Liège eu comme nombre de ses contemporains, une foi sans compromis qui l’a contraignit à s’exiler.

 

Cette foi inébranlable se manifeste notamment dans son renoncement tardif à la religion protestante.

 

Ainsi, elle abjura après la révocation le 6 janvier 1686 avec l’une de ces deux filles alors que son mari Pierre Beaupoil avait abjuré déjà en octobre 1685. Ce couple avait en outre pris le risque de cacher, la veuve du pasteur Drelincourt de Niort qui fut contrainte d’abjurer quatre jours plus tard.

 

Un autre élément montre cet engagement religieux, c’est le fait que sa fille se trouvait placée au couvent en 1698 d’après le rôle des nouveaux convertis de Poitiers, une « opiniâtre » selon les termes de l’époque qui avait peut être de qui tenir.

 

Marie Liège devait être la plus déterminée du couple car en 1688, elle rejoignit Amsterdam en éclaireuse, étant venue probablement par bateau avec des coreligionnaires poitevins. Elle est ainsi répertoriée dans le livre des admissions à l’église wallonne d’Amsterdam en date du 25 juillet 1688.

 

Elle débarqua seule. Elle était âgée d’environ 45 ans et n’avait aucune qualification particulière.

 

L’on peut gager que compte-tenu de son milieu social, elle n’avait pas quitté le royaume avec beaucoup d’argent. D’ailleurs dans le grand livre des réfugiés d’Amsterdam qui retrace l’assistance financière donnée aux exilés, Marie Liège « femme de Beaupoil » se vit attribuer pour les années 1695 à 1698 des sommes régulières tous les deux mois (en moyenne neuf florins). Cette régularité démontre que sa subsistance dépendait de l’assistance financière qui lui était prodiguée.

 

Il est possible que son mari ait eu l’intention de la rejoindre. Ils eurent peut-être de rares échanges épistolaires à ce propos.

 

Pierre Beaupoil savait en tout cas où sa femme se trouvait comme le démontre son témoignage dans le rôle des nouveaux convertis de 1698 dans lequel il affirma que sa femme était réfugiée à Amsterdam.

 

Elle a ainsi probablement attendu son mari, espérant que les conditions seraient réunies pour qu’il émigre à son tour.

 

Pourtant, il ne la rejoignit jamais. En février 1700, il se remariait avec Jeanne Bourceau dans la paroisse de Cissé (86).

 

L’acte n’évoque pas un quelconque veuvage concernant Pierre Beaupoil  ce qui est pour le moins étrange, une telle vérification étant obligatoire pour faire obstacle à tout velléité de bigamie.

 

Par ailleurs, aucun acte de décès concernant Marie Liège permettant de déterminer si ce remariage a eu lieu après le décès de celle-ci n’a été retrouvé pour l’instant, ni à Amsterdam ni en Angleterre, un nouveau départ pour Londres ayant pu être envisageable dès lors qu’une partie de sa famille y résidait[1].

 

Il est possible que l’obtention d’un certificat de décès en provenance d’Amsterdam ce soit révélé une gageure et que Pierre Beaupoil ait eu finalement recours à la complaisance d’un curé peu regardant.

 

Autre élément curieux, les deux filles du couple Beaupoil Liège ne figurent pas dans l’acte de remariage, non plus que leurs maris respectifs.

 

Leur absence pourrait s’interpréter comme une forme d’hostilité sourde à l’égard du remariage de leur père.

 

Peut être est ce la marque de la désapprobation d’un choix ressenti comme une trahison face à des promesses non tenues. 

 

 

[1] En effet, sa belle sœur Marguerite Lecand, l’épouse de son frère Philbert Liège vivait à Stepney (alors aux portes de Londres à l’est) comme en témoigne un testament du 22 septembre 1692 tandis qu’une partie de la famille Liège de Lusignan vivait également dans la même paroisse.

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Published by F. Brillanceau - dans Les Protestants et le Refuge
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